Finlande – pays des milles lacs

Finlande – pays des milles lacs

21 octobre 2018 0 Par Jolan et Sarah

Embarquement pour la Finlande au petit matin. Le trajet Umeå – Vaasa dure environ 4 heures. Nous nous installons à une table à l’étage restaurant et essayons tant bien que mal de nous connecter au wifi sans devoir le payer, c’est d’ailleurs la première fois que l’un des ferrys que nous empruntons possède un wifi payant. Nous on veut du Free Wifi !

Le ferry accoste dans le port de Vaasa. Nous chevauchons nos vélos pour entrer en territoire finlandais, on a posé pied à terre dans tous les pays scandinaves cette fois-ci. Suomi, pays des milles lacs. Un changement d’heure s’impose, moins une heure. La météo annonçant de la pluie et des orages dans les prochaines heures et pour plusieurs jours. Nous nous dirigeons dans la ville afin de faire un ravitaillement et de s’équiper en « mode pluie » avant de reprendre la route. Il faut se dépêcher d’atteindre l’objectif du jour avant d’être trempé.

Comme à chaque changement de pays, il y a aussi un changement d’atmosphère. Et cette fois-ci la lourdeur du ciel nuageux avant l’orage n’améliore pas les choses. Quelques dizaines de kilomètres plus loin, près de Malax, nous nous installons dans une petite forêt et montons le campement. Quelques gouttes tombent mais l’orage sera pour cette nuit. En allant chercher un peu d’écorce de bouleau comme allume feu pour le réchaud à bois, je trouve un gros bolet et Jolan confirme, en contrôlant sur un internet qu’il est bien comestible. Miam, notre repas de ce soir est tout trouvé. Une belle poêlée de champignons avec des pâtes, de quoi régaler nos papilles, varier un peu notre alimentation et économiser un peu sur le budget nourriture, le top quoi !

Le lendemain matin, cap Sud, le long de la côte direction Rauma. Le vent est dans notre dos et nous progressons à vive allure. Avant de s’arrêter pour manger, nous avons déjà effectuer plus de 50km. Je propose d’allez jusqu’au prochain lac qui est dans une trentaine de kilomètres. Après Närpes, la barre des 70 kilomètres dépassée, je me sens épuisée par toute l’énergie que j’ai utilisée pour pédaler. 80km, on y est presque ! A proximité du lac Stortäsket (près du musée Carlsron), un petit chemin s’engouffre dans la forêt pour accéder à une zone de pêche, nous suivons le sentier et découvrons une petite cabane de pécheurs avec des toilettes sèches, une place pour faire du feu et du bois. C’est le rêve ! La cabane est ouverte et nous pouvons y accrocher nos hamacs, du coup pas besoin de mettre le tarp, que demander de mieux. Nous passons donc une super soirée au coin du feu au bord de ce joli lac.

Durant nos soirées dans la forêt, nous trouvons toujours quelque chose pour nous occuper, un morceau de bois taillé en pointe ou en couteau à beurre et pour les plus doué comme Jolan : une cuillère à thé ou une cuillère de table. Parfois de la cueillette de fruits, champignons ou plantes sauvages pour agrémenter nos repas ou simplement ramasser du bois pour le feu et se relaxer.

Après une bonne nuit de sommeil, dans l’abri, c’est reparti. Nous prévoyons moins de kilomètres cette fois, car 80 km deux jours d’affilées, ça fatigue, surtout avec notre léger paquetage… Comme à notre habitude, nous avons repérer un lac sur la carte, une fois à proximité, nous essayons de nous approcher du bord pour nous poser, mais cette fois-ci, les alentours du lac sont un peu marécageux et la superficie du lac plus petite que sur la carte, certainement due aux grosses chaleurs de l’été. Nous trouvons tout de même un coin de forêt propice à l’installation des hamacs. Jolan installe le tarp, car la pluie menace. Pendant ce temps, je vais m’occuper de pomper de l’eau au bord du lac avec la poche à eau MSR de 6 litres, afin que nous ayons assez d’eau pour cuisiner et remplir nos gourdes pour le lendemain.

Nous prenons la direction de Pori, la prochaine grande agglomération de notre parcours. Le petit lac que nous avions repéré est en fait entouré de maison, car très proche de la ville. Nous profitons d’une petite plage pour faire une baignade rapide afin de nous rafraichir et nous « laver ». Après avoir mangé une « morce » et bu un petit coup de cidre, nous nous installons en mode « ultra discrétion », car même si le camping sauvage est autorisé partout dans le pays, nous préférons la discrétion pour ne pas déranger les habitants. Nous entendons des feux d’artifices, nous sommes le 25 août, je dis à Jolan que ça doit surement être une fête pour la fin de l’été, car ce n’est pas la fête nationale. Quelques jours plus tard, ma supposition est confirmée par des locaux.

En fin de journée, nous dénichons un petit coin de paradis au bord d’un lac, nous sommes près de Rauma et nous installons pour la fin de journée et la nuit. L’endroit parfait, du bois pour le feu, une place pour le feu, des bancs, un abri, des toilettes, une plage, un lac et une vue superbe sur la beauté naturelle des paysages Finlandais. Pendant que nous cuisinons et préparons du thé, il y a du passage, des familles avec enfants qui viennent jouer au bord du lac, des cyclistes, … Deux hommes polonais s’installent à nos côtés et se font une petite grillade tout en nous parlant de leur pays et de leur travail ici en Finlande. Ils nous offrent leurs dernières saucisses avant de reprendre la route. Nous profitons de pouvoir faire un grand feu dans un endroit « safe ». Plus tard, nous sommes entourés par un groupe de « grilleurs » du dimanche soir. On nous demande même comment nous avons trouvé cet endroit, comme s’il était secret. Jolan parle de sculpture sur bois avec une des filles, qui se taille une cuillère. Quelques heures plus tard, après avoir immortalisé un magnifique couché de soleil, nous sommes à nouveau seuls et allons nous glisser bien au chaud dans nos sacs de couchages à l’abri sous le tarp avec une petite pluie qui nous berce.

Arrivés à Rauma, petite ville sur la côte, nous visitons son centre-ville et ses petites maisons en bois, c’est charmant. De Rauma nous continuons, toujours le long de la mer, direction Turku où nous faisons la rencontre d’Hanna. C’est une jeune finlandaise pleine de peps qui est la correspondante d’une amie, nous partageons un verre de succulent thé froid maison, sur une terrasse au bord de la rivière qui traverse la ville. Nous visitons aussi le musée de l’artisanat. Ils se trouve dans un ancien quartier de l’époque, le seul qui a résisté aux incendies qui ont ravagés la ville.

A 30 km de Turku, nous nous arrêtons encore une fois au bord d’un lac et profitons de la chaleur ambiante et des quelques heures de soleil pour faire une petite baignade rafraichissante. L’eau est glacée mais « ça fait trop du bien ». Une centaine de kilomètres nous séparent de la capitale. Au matin de notre dernier bivouac avant d’atteindre Helsinki, il plane un brouillard dense et l’air est extrêmement humide. Des centaines de toiles d’araignées apparaissent autour de nous.

Nous passons en mode « super visibilité », car nous sommes aux abords d’une route avec beaucoup de trafic et pas, ou peu de route cyclable. La traversée d’un parc naturel avec des espèces rares comme des écureuils-volants, nous donne envie de revenir dans la région. Après une pause pique-nique, 20 kilomètres nous séparent de Helsikfors (Helsinki) où nous arrivons dans l’après-midi. Sur place, nous nous dirigeons vers un ÉNORME magasin de matériel outdoor, et faisons l’acquisition confort de notre voyage, une chaise de camping. Nous déposons nos affaires chez Jenny, notre hôtesse et allons dégusté un succulent repas népalais. Jenny est une jeune finlandaise qui avait fait une année d´échange en Suisse. Elle vivait dans une famille dans le même village que Jolan, du coup elle parle super bien français, ce qui nous permet de discuter de sujet intéressant et de poser toutes les questions que nous avons sur le pays.

Pendant notre séjour « helsinkien », nous visitons : la cathédrale luthérienne, la cathédrale Ouspenski, l’église Temppeliaukio, une église dans la roche, la gare centrale, nous prenons le bateau pour l’île fortifiée de Suomenlinna, découvrons la place du marché et ses halles où se vend de la viande d’ours en conserve ! Nous nous baladons dans les ruelles de la ville avec une météo splendide. C’est ainsi que notre séjour aux pays des milles lacs se termine, après avoir dégusté quelques mets typiques du pays.

Il est temps de prendre un ferry pour Tallinn. L’aventure continue !