La Lettonie – un pays désertique ?

La Lettonie – un pays désertique ?

13 mars 2019 0 Par Jolan et Sarah

Le 12 septembre 2018, après avoir quitté les mégaphones géants en Estonie, il reste quelques kilomètres avant de rejoindre la frontière lettone.

Une fois le passage de la frontière effectué, nous continuons encore une fois sur une route non-goudronnée. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons dans un petit village où nous espérons rejoindre une route convenable. Nous profitons d’un petit supermarché pour le ravitaillement avant d’emprunter une magnifique route en goudron qui s’offre à nous. Mais à la sortie du village nous retrouvons une piste.


La carte indique une source non loin de là, de quoi remplir toutes nos gourdes avant de continuer. Pour la petite anecdote, en arrivant à la source, un homme venait d’arriver pour remplir des gros bidons de 5L. Il nous laisse gentiment passer avant lui. Jolan prend donc les gourdes et s’approche du petit filet d’eau. Il commence à remplir la première gourde… le débit est tellement faible qu’il faudra plusieurs minutes pour qu’un litre s’écoule.
Pendant le remplissage de la deuxième gourde, l’eau s’arrête soudainement de couler! Jolan imagine la légende du village qui dit qu’un jour, un étranger viendra et que l’eau s’en ira avec lui 🙂 Après plusieurs minutes d’attente confuse, l’eau revient enfin. Ouf!
Cette fois c’est reparti, notre objectif du jour est à près de 70km alors il faut avancer. En suivant le GPS, nous nous retrouvons sur une route en travaux avec des gros cailloux qui nous ont donné du fil à retordre. Jolan a même crevé la roue arrière à sa plus grande joie… Après une réparation périlleuse et un vélo qui a failli finir dans le fossé, nous reprenons la route qui ne sera pas de tout repos, entre les graviers, cailloux et le sable ou nous devons pousser.


Lorsque nous arrivons enfin au bord du lac Spicieris, nous nous empressons de piqué une petite tête dans l’eau fraîche qui nous fait le plus grand bien après cette laborieuse journée. Nous préparons le repas sur un joli feu de bois et la soirée se termine à la lueur des flammes qui nous apaise.


Une bonne nuit dans nos hamacs, un bon petit déjeuner composé de fruits, tartines de beurre de cacahuètes et confiture accompagné d’une bonne tasse de thé avant de prendre la direction de Smiltene et Cecis. Nous retrouvons les routes goudronnées et nous avalons les kilomètres bien plus rapidement que la veille. Nous avons repéré sur la carte un camping qui devrait être un lieu de camping gratuit comme la place où nous avions dormi.
Nous arrivons au abord d’une rivière alimentée par une source pure où nous faisons le plein d’eau. Un peu plus loin, le fameux camping qui se trouve dans une station de ski. Un groupe d’écoliers et leurs professeur cuisent des saucisses pendant leur pause de canoë. Normalement nous devons contacter quelqu’un pour camper ici, mais nous nous faisons discret dans la forêt et ne croisons personnes.
Vendredi matin nous traversons la station de ski à travers la forêt et nous trouvons nez-à-nez avec un chameau(en bois). On avait bien dit que les pays Baltique c’étaient le désert.

Nous nous obstinons à suivre le GPS qui nous fait passer un petite rivière à gué et traverser la forêt vierge. Nous continuons une dizaines de kilomètres sur des routes sablonneuses et peu de temps après avoir rejoint une vrai route, nous nous arrêtons pour une petite visite touristique.


Une fois de plus c’est sur le site internet Atlas Obscura que nous avions découvert la forteresse en bois du lac d’Araisi. Cette dernière, se trouve au milieu d’un lac, date du 9ème siècle et est la mieux conservée de la région.


Notre périple nous a souvent fait rencontrer des chiens qui n’aiment vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout les cyclistes. Ce jour-là un chien me fait un grosse frayeur qui m’a marqué. Nous voulons faire le maximum de kilomètres en direction de Riga avant de nous arrêter pour la nuit. Le compteur dépasse 80 kilomètres, nous cherchons une forêt pour le bivouac.
Finalement, nous demandons à une famille si nous pouvons dormir dans leur jardin. Ils acceptent directement et nous installons le tarp au sol en mode tipi, car les arbres de la propriété ne sont pas propices pour l’installation des hamacs. Maris, Agnija et leur enfants nous accueils à bras ouverts. Ils nous donnent de l’eau chaude que nous utilisons pour cuisiner et faire un peu de thé et ils nous offrent de délicieux fruits et légumes de leur jardin qui embellissent notre repas du soir et les quelques suivants. Nous avons même la possibilité de prendre une bonne douche chaude qui nous fait le plus grand bien après les 84 km parcourus. Nous passons une excellente soirée à parler d’aventures et de voyages en dégustant quelques sucreries locales ainsi que du kéfir avec une bonne tisane de menthe du jardin

Le lendemain, nous avons rendez-vous à Riga, chez notre hôte Couchsurfing, avant 10h30. On se lève tôt pour faire les 30 km qui nous séparent de la capitale. Nous arrivons chez Jekabs qui habite une petite maison pas très loin du centre ville. Il y a aussi un couple de polonais qui voyagent en auto-stop autour de la mer baltique. Notre hôte est Steaward donc il a des horaires spéciaux et on ne le voit pas beaucoup pendant notre séjour. Après avoir déposer nos affaires et manger un morceau, nous partons pour une balade dans les petites rues étroites et pavées de la vielle ville. Je récupère mon colis poste restante tant bien que mal, la barrière de la langue et les personnes entêtée, on adore. Nous faisons aussi un tour dans le fameux « marché central » qui était originairement des hangars à dirigeables, étonnant. Le soir nous mangeons dans un restaurant Géorgien, un vrai délice.

Le 16 septembre, nous visitons Riga à vélo. Nous parcourons la villes entre les petites rues, les nombreuses églises luhériennes, la bibliothèque nationale en forme de montage, l’église orthodoxe, le château, les grandes avenues animées, les ruelles piétonnes. Nous apprécions la vie dans un parc ou nous nous installons pour grignoter. En fin de journée nous mangeons dans une brasserie très typique et très populaire: Folkklubs Ala Pagrabs, ou nous nous régalons des mets typiques du pays dans une ambiance joviale. Nous rentrons en traversant la rivière et observons la ville illuminée.

Le jour suivant nous quittons la capitale après avoir récupéré nos nouveaux pneus au « pick up point » de la ville. La sortie de ville est longue, après avoir fait quelques courses de ravitaillement.
Nous dormons dans la forêt où les routes sont de pire en pire. Nous traversons des voies de chemins de fer en portant nos vélos, car la route se trouve de pars et d’autre des voies. Nous traversons les campagnes et par une petite route, nous entrons en Lituanie.