Pologne – rencontre de notre premier compagnon de voyage.

Pologne – rencontre de notre premier compagnon de voyage.

8 août 2019 0 Par Jolan et Sarah

DÉCOUVERTE DE LA POLOGNE

Eh voilà, nous avons quitté les pays baltiques et nous voilà en Pologne!

C’est déjà le neuvième pays que nous allons traversé. Notre première impression du pays et très bonne, car l’état des routes n’a rien avoir avec ce que nous avons vécu dans les trois pays précédant. Nous avons rejoint une route à vélo de l’Euro-vélo que nous allons suivre jusqu’à Varsovie.

Après avoir passé la frontière nous filons à vive allure sur le bord d’une belle et grande route en ligne droite, si bien que nous devons faire marche arrière afin de prendre la bonne route. Nous apprécions pédaler dans les campagnes et à travers les petits villages. Le lieu de bivouac pour la nuit est rapidement trouvé et on s’installe dans une forêt juste avant le prochain village. La fin d’après-midi nous permet de profiter de la lumière du jour pour récolter du bois pour le feu. Après le repas nous nous endormons paisiblement avec la hâte de partir à la découverte de ce nouveau pays.

Le 29 septembre 2018, c’est la première journée complète en Pologne., un pays encore totalement inconnu. Nous nous installons au soleil avec nos petites chaises de camping pour un réveil tout en douceur pour le petit déjeuner. Nous poussons nos vélos sur quelques dizaines de mètres avant de démarrer pour nous réchauffer les pieds. L’automne arrive doucement et les matinées sont fraîches.

Le premier arrêt de la journée se fera non loin de là, afin de retirer de l’argent. Ici la monnaie locale n’est pas l’euro mais le zloty. Une fois l’argent en poche, il est temps de se ravitailler. Pendant que Jolan est à l’intérieur pour faire les courses, je reste devant le magasin pour surveiller les vélos et un monsieur âgé vient papoter avec moi. On arrive à se comprendre malgré la barrière de la langue. Au retour de Jolan, l’homme nous félicite pour notre grand voyage par une poignée de main. Le premier contact avec les locaux est plutôt positif. Jolan m’explique qu’à l’intérieur du magasin, c’était de la folie. Apparemment les lituaniens viennent faire les courses en Pologne, car c’est moins cher que chez eux, ce qui explique la foule.

La route est agréable et nous pouvons suivre les panneaux d’une route à vélo locale que l’Euro-vélo suit. L’itinéraire fait le contour autour d’un grand lac pour rejoindre le parc naturel de Wigerski Narodowy. Nous tentons de prendre un raccourci, mais l’état de la route forestière nous fait vite rebrousser chemin. Lorsque nous approchons du parc naturel, nous cherchons un endroit pour la nuit, car il est interdit de camper dans les parcs nationaux. Nous ne trouvons rien à notre goût et décidons de traverser le parc et de voir sur place s’il y a une solution. Le parc est traversé par des rails de chemin de fer, les rails très serrés sont prévu pour un petit train.

La vue sur le lac est magnifique et il y a pleins de petites tables de pique-nique couvertes spécialement aménagées. Par contre les symboles camping interdit et feu interdit sont bien présents… Nous continuons notre exploration sur le sentier et tombons sur une immense clairière avec des dizaines de ces tables de pique-nique ainsi que des toilettes sèches. Un peu plus loin, juste à côté des rails, il y a un grand couvert en bois avec de longues tables et bancs. Cela semble être l’endroit parfait pour installer nos hamacs. Nous prenons la décisions de passer la nuit ici et de «cacher» nos vélos derrière une palissade pour que les passagers du train ne les voient pas.

Je pars chercher de l’eau au lac. Nous la filtrerons afin d’avoir de l’eau fraîche et potable. Le train passe à plusieurs reprises, et nous décidons de cuisiner avant la nuit. Nous utilisons notre réchaud à bois sur la dalle en béton pour ne pas brûler le sol. Le train passe une dernière fois pendant notre préparation du repas. On espère ne pas avoir de problème, car le conducteur nous a vu. Une fois la nuit tombée, nous accrochons nos hamacs et il est déjà l’heure pour nous de fermer les yeux.

En pleine nuit, une voiture débarque avec les phares braqués sur nous. Je dors profondément et ne me rend compte de rien. C’est Jolan qui me réveille juste après en me demandant si tout va bien. Apparemment quelqu’un serait sorti de la voiture et reparti ensuite. J’ai un peu flippé après ça se qui nous décide à lever le camp encore un peu plus tôt que prévu pour ne pas nous créer d’ennui.

Nous nous réveillons de bonne heure et quittons le parc naturel en toute discrétion. Nous apprécions de pédaler dans les campagnes où il n’y a pas trop de circulation. Les paysages dans cette région me font un peu penser au Danemark. Des grandes plaines vallonnées, des champs et quelques petites forêt entres les villages de paysans.

Après avoir parcourus 53 km, nous nous arrêtons dans une forêt très calme et une fois de plus apprécions les doux sons de la nature et le chant des oiseaux. Notre routine de soirée débute et lorsque la nuit commence à tomber, nous entendons le brame du cerf. Je n’avais jamais entendu ça, mais c’est assez impressionnant. Cela ne nous empêchera pas de dormir comme des bébés.

DE BELLES RENCONTRE

Aujourd’hui, c’est déjà le premier octobre et la nuit a été fraîche. Nous poussons à nouveau nos vélos sur quelques dizaines de mètres pour réchauffer nos pieds. La journée commence en empruntant la mauvaise route à plusieurs reprise. Je me suis encore bien trompée en suivant le GPS et cette fois-ci cela nous vaut de retourner en arrière. Oups!

Une fois sur la bonne route, à la sortie d’un village, nous faisons une magnifique rencontre avec un élan. Elle n’a pas du tout l’air effrayée et est confortablement installée dans un champ à côté d’une maison. Nous sommes maintenant reconnaissant de nous être perdu, car nous n’aurions peut-être pas pu voir cet élan si nous étions passés plus tôt. Un peu plus tard, nous apercevons au loin un drapeau fluorescent flottant derrière un vélo. On se demande si c’est un cyclotouriste comme nous et on accélère pour le rattraper. Et ce fut une bonne surprise, car nous avions vu juste. Tout en pédalant nous faisons les présentations et faisons la connaissance de Yamil. Il est originaire d’Argentine. Il est parti du Danemark où il a travaillé quelques temps. Et il veut rejoindre Berlin à vélo en passant autour de la mer Baltique. Très vite nous décidons de faire la route ensemble jusqu’à Varsovie. Notre nouvel ami parle espagnol, anglais et un peu français. Nous faisons donc un mixe en fonctions des connaissances de chacun.

Au village suivant, nous faisons un arrêt près d’une supérette pour la pause de midi. Nous achetons de quoi compléter notre pique-nique et nous installons dans l’herbe pour manger. Nous faisons le plein d’eau et reprenons la route. Nous effectuons 65 km ce jour là, en s’adaptant à la vitesse de chacun. Nous trouvons une belle forêt où installer hamacs et tente.

Pendant que Yamil et Jolan s’occupent de nettoyer un peu les chaînes des vélos (un première pour nous…), je pars à la recherche de cailloux pour faire un vrai feu de camp. Nous passons une agréable soirée, cuisinons pour trois et profitons de la douce chaleur du feu. Lorsqu’il est temps pour nous d’aller prendre un peu de repos, nous prenons chacun une pierre enroulée dans un tissus en coton. Nous la déposons au fond de notre sac de couchage en guise de bouillotte pendant cette fraîche nuit d’octobre. Nous avons l’impression qu’il faisait spécialement froid, mais c’est l’humidité qui a amplifié cette sensation.

Pour le réveille on a imposé notre rythme, levé vers 6h-6h30, un bon petit déjeuner et départ vers 8h. Nous devons aller jusqu’à la prochaine ville, car Yamil à besoin d’acheter une pièce pour réparer sa remorque. On se suit, on se dépasse, on s’attend, bref on commence à prendre gentiment notre rythme à trois. On fait une halte à côté d’un cimetière pour prendre de l’eau. C’est un technique qui fonctionne très bien surtout dans les pays comme la Pologne où les gens sont particulièrement croyants et prennent bien soin des cimetières. Plus tard, nous faisons la pause de midi dans le parc d’un petit village.

Il n’y a pas de toilettes publiques dans le village, mais on nous laisse utiliser celles du petit magasin où nous avons acheté de quoi complété notre repas. Nous arrivons dans l’après-midi à Lomza et cherchons une quincaillerie pour Yamil. Une fois la pièce trouvée nous refaisons des courses dans un supermarché plus grand. Nous essayons de sortir de la ville et de trouver un coin de forêt pour le campement, mais c’est une réserve naturelle qui à l’air protégée. Nous croisons un vieux monsieur à vélo et essayons de lui demander où nous pouvons dormir. Il nous conduit alors dans une maison d’hôte, ce n’était pas vraiment ce à quoi nous nous attendions. Mais la gérante nous fait un prix pour la nuit et nous avons une chambre à trois lit, une cuisine, une salle de bain et du wi-fi alors on va quand même en profiter. Nous sommes épuisés par les 75km que nous avons fait et content d’être au chaud d’autant plus qu’il annonce de la pluie pour la nuit. Yamil nous concocte un bon repas et Jolan est allé chercher des bières et du cidre pour moi ainsi que de quoi nous faire des super crêpes pour le petit déjeuner. Après une bonne douche et un bon repas, le sommeil ne tarde pas et nous nous endormons tous rapidement.

Nous sommes en pleine forme après un bonne nuit de sommeil bien au chaud et dégustons un superbe petit déjeuner de luxe. Nous profitons d’une matinée tranquille et partons après 11h une fois la remorque de Yamil réparée. Nous nous arrêtons de justesse avant un orage à l’abri d’un arrêt de bus et en profitons pour y manger. Après la pluie, nous décidons de repartir en suivant la route principale. Mais plus tard nous devons quand même emprunter un chemin sablonneux qui nous donne du fil à retordre. Nous devons même pousser nos vélos et porter la remorque de Yamil. Il y a des travaux sur un pont et un énorme tas de sable nous bloque le passage. Ce jour-là nous avons fait seulement une trentaine de kilomètres mais nous décidons de nous trouver un endroit de bivouac avant la nuit et la pluie. On s’enfile dans la forêt aux abord de la route en sable et non loin de quelques habitations. Nous installons le campement et cherchons des pierres pour faire du feu mais nous ne trouvons rien. On fait un feu avec une technique différente, en plantant des morceaux de bois les uns à côté des autres pour formé un cercle qui sera le foyer pour notre feu. Ce soir là nous ne profiterons pas autant du feu, car la pluie commence à tomber juste après avoir fini de manger. On s’abrite sous le tarp pour se préparer pour une nouvelle nuit dans la nature.

Le 4 octobre 2018, nous fêtons 3 mois de voyages! Sur le moment on ne s’en est peut-être même pas rendu compte. On entame la dernière ligne droite direction la capitale. Nous démarrons vers 8h, de quoi faire une plus longue journée que la veille. On navigue entre les routes catastrophiques en sable, les petites routes goudronnées et les gros axes routier avec beaucoup de trafic. En fin de journée nous sommes à une cinquantaine de kilomètres de Varsovie. Nous cherchons un endroit pour le bivouac dans une immense forêt et après 75 km à pédaler, nous sommes tous crevé. On trouve un joli coin pour la tente de Yamil et nos hamacs. Au loin on entend des coups de feux, mais les chasseurs nous ont vu donc on ne risque rien. C’est notre dernière nuit ensemble, demain on sera dans la plus grande ville de Pologne. Et là on est tranquillement installés dans les bois devant un joli feu de camp avant de nous endormir paisiblement dans nos sacs de couchages.

VARSOVIE

Après une bonne journée de vélo, nous voilà enfin à Varsovie. On se dirigent vers le centre ville pour se rapprocher des points de rendez-vous avec nos hôtes « Couchsurfing ». On cherche l’endroit où le colis de Jolan devrait être arrivé par poste restante, mais l’adresse indiquée se trouve dans le campus de l’université. La poste du lieu est déjà fermée et ne rouvrira que lundi matin… Nous sommes vendredi.

Vers 18h nous quittons Yamil qui va rejoindre son hôte et nous allons rejoindre le notre. Taras habite en dehors de la ville et pour rejoindre son logement nous devons prendre le métro et le bus avec nos vélos et tout notre chargement. C’est une sacrée aventure mais heureusement, il y a des ascenseurs et de la place suffisante pour les deux vélos. Notre hôte est originaire d’Ukraine et travaille dans le bâtiment. Il partage un appartement avec ses collègues. Il ne parle pas très bien anglais mais nous arrivons à nous comprendre, surtout grâce au pouvoir de la technologie et à Google translate. Le lendemain, nous allons explorer la ville et le centre historique. Nous nous baladons et retrouvons Taras après son travail. On s’installent dans un parc avec quelques boissons et biscuits pour discuter. En début de soirée nous montons dans la tour de Staline pour avoir une vue nocturne et panoramique de la ville. Une fois de retour à l’appartement, je prépare une tarte aux tomates et fromage de chèvre pour le souper. Pendant ce temps, Taras est allé à la rencontre d’un autre couchsurfer, Roman, il vient de Russie. Nous partageons le repas tous ensemble.

Le lendemain nous visitons la ville et Yamil se joint à nous. Après le pique-nique, nous retournons chercher nos vélos et revenons dans le centre ville afin de retrouver Sasha, notre nouvel hôte. Après avoir déposé nos affaires chez lui nous allons retrouver ses amis dans un restaurant pour boire un verre et manger quelque chose. Nous nous régalons de la spécialité du restaurant qui est l’hamburger. Yamil c’est aussi joint à nous pour sa dernière soirée à Varsovie. Nous faisons nos adieux à notre premier compagnon de route et rentrons chez Sasha en vélo de ville.

Le lundi matin nous retournons en ville à vélo pour récupérer le colis en poste restante dans le campus. Voilà, Jolan à un nouveau matelas de sol. Le service après vente de la marque a été excellent. Nous passons notre dernière journée et soirée à Varsovie. Notre hôte à pour habitude de demander à ses invités de faire un dessin en rapport à leur pays et j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire avec l’aide de Jolan.

DIRECTION LE SUD

Le 9 octobre 2018 nous quittons Varsovie pour de nouvelles aventures direction Cracovie. Un peu en dehors de la ville nous nous arrêtons pour prendre quelques photos d’un palais renommé qui aurait été inspiré de Versailles. Après une septantaine de kilomètres nous rentrons dans une forêt où nous trouvons une immense tour d’observation et un lieu de bivouac avec un couvert, une table et un coin pour faire du feu, mais quelqu’un nous dira qu’il est interdit de faire du feu. L’été a été très chaud et sec dans toute l’Europe, les gens sont encore traumatisés par les nombreux feux de forêt qu’il y a eu un peu partout. Plus tard, nous voyons le gardien de la tour descendre. Il nous dit que le lendemain, nous pourrons monter dans la tour.

À 9h nous escaladons la tour qui sert à repérer les feux de forêt et prévenir les pompiers assez rapidement. De là-haut nous avons une magnifique vue sur la forêt qui à revêtu sa robe d’automne aux couleurs chaudes que nous aimons tant. Après avoir remercier le gardien de la tour et être redescendu sur la terre ferme, nous reprenons la route. Nous avons repéré un lac à côté duquel nous avons décidé de bivouaquer. Nous y trouvons une petite pinède pour y installer nos hamacs. Nous faisons un petit feu dans le réchaud à bois pour cuisiner et faire un peu de thé. Le ciel est bien dégager et nous observerons les étoiles. Nous commençons à apprendre les noms des constellations.

 

KIELCE

C’est reparti pour une belle journée de pédalage avec plusieurs grandes montées, mais nous avançons à vive allure et arrivons à Kielce en milieu d’après-midi. Nous nous installons un moment près d’un petit lac sur lequel des enfants font du dériveur sous l’œil attendri de leurs parents. Nous effectuons un ravitaillement en eau et commençons à sortir de la ville, car nous n’avons pas trouvé de personne pour nous héberger. Je renvoie quand même un message à l’un d’eux qui avait dit peut-être mais qui finalement avait eu un empêchement. Nous avons pédalé plus de huitante-cinq kilomètres et essayons de trouvé un endroit pour le bivouac. On trouve un coin de forêt mais cela ne m’inspire pas trop. Je regarde si quelqu’un à réécrit sur Couchsurfing et c’est le cas. Nous avons un hôtes mais nous devons retourner en arrière de 12km ce qui ne nous réjouis pas tant. Mais nous prenons notre courage à deux mains et allons retrouver Melik. C’est un jeune Turque qui fait un programme d’échange dans le pays. Nous avons beaucoup discuté et il nous a donné encore plus envie de visité la Turquie (qui était déjà au programme). Ce jour-là nous avons fait 100 km à vélo, notre record du voyage et nous méritons une bonne nuit de sommeil. Melik nous prépare un copieux petit déjeuner avant de reprendre la route. Nous effectuons aussi quelques courses et reprenons la même route que la veille. À la sortie de la ville nous nous arrêtons pour manger un kebab qui nous fait très envie. Le kebab est à base de porc une grande première pour nous et c’est très étonnant. Une variante polonais quoi! Nous ne sommes pas très en avance sur le programme et avançons le plus possible direction Cracovie. Après les 100 km de la veille on ressent un peu la fatigue et on se trouve un joli coin de forêt pour la nuit. Nous faisons des demandes de dernière minute sur Couchsurfing et Warmshowers pour trouvé un hôte à Cracovie. Et la chance nous sourit: Alicja que j’ai contactée via Facebook va nous accueillir avec sa famille. Nous sommes heureux et nous endormons apaisé.

CRACOVIE

Le 13 octobre 2018, une longue journée nous attend et nous devons arrivés chez nos hôtes avant 18h, car c’est Ada, la fille cadette de la famille qui doit nous faire enter avant de partir faire la fête avec ses amis. Nous arrivons de justesses après 99 km de vélo et la traversée de la ville avec les feux et le trafic. Nous mettons les vélos dans le garage et buvons quelque chose en attendant Alicja et son mari qui ne mettent pas beaucoup de temps à rentrer de leur balade à vélo. Nous discutons un moment ensemble, en français et en anglais. Puis prenons une bonne douche avant qu’ils nous conduisent dans le centre ville pour voir Cracovie de nuit. On se donne rendez-vous sur la place centrale qui est magnifique. Pendant qu’ils vont manger au restaurant, nous nous baladons dans la ville et mangeons quelque chose sur le pouce. Nous rentrons et ne tardons pas à nous endormir. Dimanche matin nous avons droit à un succulent petit-déjeuner. Nous discutons beaucoup de voyage à vélo, de notre itinéraire effectué et prévu ainsi que de la situation de la Pologne. Nous partons ensuite découvrir la ville et retrouvons Nathan, un ancien camarade de classe de Jolan qui étudie à l’université de Cracovie pour la deuxième année. Nous visitons le centre historique et sa place centrale qui est magnifique de jour comme de nuit, nous visitons la basilique Sainte-Marie, le château du Wawel ainsi que la cathédrale du même nom et le musée de la cathédrale Jean-Paul II. Nous faisons une pause dans un restaurant typique avec une bonne ambiance de taverne locale. Après quoi nous faisons encore un petit tour dans les ruelles de la villes et finissons dans un petit marché animé ou nous trouvons une belle paire de chaussettes en laine de chèvre bien chaudes pour Jolan. Nous nous installons sur la place centrale à observer les passants, après avoir dit au revoir à Nathan. Nous rejoignons nos hôtes qui avaient une fête de famille près du centre ville et avec qui nous rentrons en voiture. Les vélos pliants c’est quand même bien pratique. Nous buvons le thé en discutant avec nos hôtes avant de tous aller nous coucher. Lundi matin tout le monde est déjà parti travaillé et nous quittons à notre tour la maison avec nos bagages. Nous descendons jusqu’au bord de la rivière et prenons la direction d’un lieu assez particulier qui se trouve en dehors de la ville. C’est une falaise avec un lac qui donne une effet spectaculaire. Nous prenons de jolies photos et croisons aussi quelques couples de mariés qui viennent y faire des séances photo. J’ai envie de rester encore un peu à Cracovie et nous trouvons par chance un hôte de dernière minute via Couchsurfing. Nous profitons encore de la nature et du bord de la rivière avant de retourner dans le centre ville jusqu’en début de soirée. Nous y dégusterons quelques petites spécialités locales avant de retrouver Andrew.

MINE DE SEL DE WIELICZKA ET ROUTE VERS LES TARTAS

Nous quittons Cracovie assez tôt et pédalons jusqu’à la mine de sel de Wieliczka. Nous arrivons juste à temps pour la visite guidée en français et nous voilà parti explorer cette énorme mine qui abrite des dizaines d’églises dont une très impressionnante. Après la visite de la mine nous continuons notre route en direction du sud. Nous faisons une courte journée de vélo, car la visite de la mine à pris une bonne partie de notre journée. Comme à notre habitude on trouve un spot pour le bivouac. On s’endort peut de temps après le repas.

Une nouvelle journée démarre. Cette journée on s’en souviendra, en suivant le GPS on se retrouve sur un chemin de randonnée qui monte tout droit et bien en pente. On commence à pousser les vélos, mais ça devient vraiment trop dur de pousser seul. On décide de pousser un vélo après l’autre en s’y mettant à deux. Une fois arrivés au sommet on est soulagés et la vue est superbe. Heureusement! On respire un coup et on attaque la descente sur un chemin de tracteur. Quand je disais qu’on se souviendrait de cette journée, c’est pas une blague. On descend doucement, enfin je descends doucement, Jolan descend à fond la caisse et se manque de passer par dessus son vélo. En bas de la descente, nous rencontrons un monsieur sur son tracteur qui essaye de nous parler en polonais. On essaye de communiquer avec Google translate et on arrive à lui faire comprendre d’où on vient et où l’on va. C’est toujours très drôle de voir la réaction des gens quand on dit qu’on va jusqu’au Japon à vélo. Un peu plus loin, nous faisons le plein d’eau dans un petit village avant de reprendre la route. A quelques kilomètres de là une montrée vertigineuse nous attend. Je dois pousser mon vélo, car c’est trop pentu. Je glisse sur du gravier et me fais un peu mal au genou en retenant mon vélo. Je commence à être fatiguée. Nous trouvons un petit coin de forêt pour la nuit. Dans les champs qui nous entourent, il y a de l’herbe qui brûle. Nous profitons de cette source de chaleur pour faire chauffer de l’eau pour le thé. Et nous assistons à une scène assez atypique: un berger conduisant son troupeau à moto. On est écroulé de rire. Peu de temps après, la nuit tombe déjà et il est temps pour nous de dormir.

LES MONTAGNES TARTAS

Une nouvelle journée débute avec une nouvelle descente dans des champs. Nous avons un objectif précis aujourd’hui, atteindre Brzegi. Il nous faudra parcourir 51 km dont la majorité en montée pour rejoindre ce petit village à près de 1000m d’altitude dans les montagnes du Tatra. Nous retrouvons la famille de Casimir, un ami de ma famille qui nous accueillent pour quelques jours. Nous avons une magnifique chambre au dernier étage de leur grande maison avec une salle de bain. Nous avons trouvé un peu de chocolat Suisse dans un magasin avant de venir chez eux. Il était impossible d’en ramener de Suisse en vélo, mais au moins on a eu une petite attention pour eux.

Durant notre séjour dans cette jolie famille, nous communiquons grâce à l’option conversation de «Google translate». Cela crée parfois de gros fou rires. Nous mangeons des tonnes de nourriture délicieuse. On se repose, on fait des jeux de socièté et on se balade un peu dans les environs. Nous nous baignons aux bains thermaux, ce qui nous fait le plus grand bien.

Le 20 octobre, nous partons de bonne heure pour une belle marche en montagne. On nous dépose au parking à l’entrée du parc naturel. Nous montons jusqu’au lac Morskie Oko. Nous avons la chance d’y arriver quand le brouillard se dissipe et le soleil éclair le magnifique lac. Nous profitons de l’air frais de la montagne qui nous avait manquer, ainsi que de la merveille de la nature. Nous faisons des tonnes de photos et allons voir un deuxième petit lac un peu plus loin. Nous y arrivons une minute avant que la brouillard ne refasse surface. Nous nous installons pour un pique-nique sans vue. Nous finissons le tour du lac principal et redescendons jusqu’à l’entrée du parc. Nous faisons du stop pour rentrer, afin de ne pas déranger la famille.

Le surlendemain, nous prenons la route jusqu’à Zakopane avec la mère de famille qui emmène la grand-mère chez le docteur. Nous faisons nos adieux et reprenons la route à vélo pour de nouvelles aventures dans un nouveau pays.